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Une façon de se rassurer (2/2)

    Le revirement des autorités sanitaires françaises (et très certainement anglaises et américaines) en matière de traitement hormonal substitutif de la ménopause semble davantage lié à une soudaine et importante pression médiatique, qu'à une réelle prise de conscience des risques encourus par l'absorption de molécules synthétiques aux effets mal connus et au rapport risques/bénéfices incertain dès le départ. Au détour de cet épisode (comme pour de nombreux précédents), on a pu s'apercevoir et réaliser que la seule chose qui puisse déstabiliser une pratique médicamenteuse douteuse (ou évidemment néfaste pour les plus clairvoyants) en cours, c'est un ébranlement induit par une pression médiatique, plus que l'apport de preuves statistiques indéniables et irréfutables. Ainsi que nous avons pu le constater dans Grossesse, Hormones et Ostéopathie, les études diligentées peuvent se succéder à l'infini et, chacune est en mesure de prétendre le contraire de la précédente. La prise de conscience de quelques thérapeutes et de nombreuses femmes en matière de contraception orale ne suffira pas, pas plus que l'impact de telle ou telle étude, il faudrait un nouveau TSUNAMI médiatique pour bousculer les intérêts en jeu, ainsi que les habitudes prises. Celui-ci ne me semble pas prêt d'arriver. Pourtant David SERFATY expert en la matière, dans son livre Contraception (Masson), au chapitre Contraception du futur nous dit qu'il serait souhaitable qu'une pilule œstroprogestative à base d'œstrogène naturel voit le jour dans un proche avenir. Ce qui éliminerait théoriquement les risques potentiels des œstrogènes de synthèse, notamment l'éthinyl-estradiol. Mais il faudrait des doses très élevées de 17 bêta estradiol (E2) potentiellement toxiques pour la fonction hépatique. Il faudrait également utiliser des progestatifs encore plus puissants pour freiner l'axe gonadotrope. Il termine en nous disant qu'un contrôle imparfait du cycle serait alors à craindre. (SERFATY, 2002, 398). Comme nous pouvons le constater une fois de plus les effets nocifs des molécules de synthèse sont parfaitement connus mais des solutions de remplacement dépourvues d'effets secondaires tardent à venir, elles ne sont en tout cas pas envisageables dans un proche avenir.
    Pour ma part, si j'ai pris la pilule contraceptive comme cible, c'est non seulement car elle est suspectée d'augmenter les facteurs de risque en matière de cancers du sein, mais surtout car elle vient profondément perturber le ventre des femmes occidentales ainsi que le bon déroulement d'un grand nombre de grossesses. (Voir Le déclic dans Le Syndrome du rez-de-chaussée). Je suis sûr qu'aucune personne sensée ne peut accepter l'idée qu'on vienne déranger le moule maternel et que les bébés qui en sont issus soient de plus en plus comprimés, tordus et souffrants. La capacité à mettre au monde des enfants souriants, heureux et détendus est à mon sens une priorité pour une société qui se veut évoluée et prospère.

    Pour une meilleure évaluation des risques encourus relatifs à l'usage des hormones synthétiques, je recommande aux lectrices (et aux lecteurs bien sûr) de consulter attentivement la 2ème et la 3ème partie de Grossesse, hormones et ostéopathie.
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