Evolution et révolution
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You say you want a revolution Well, you know We all want to change the world You tell me that it’s evolution Well, you know We all want to change the world But when you talk about destruction Don’t you know that you can count me out Don’t you know it’s gonna be all right All right, all right… (Lennon-Mac-Cartney)
N’avons-nous jamais pesté ou enragé de voir arriver des enfants de 10 ans, 12 ans ou plus avec des diagnostics de scoliose, de jambe plus courte, d’asthme intriqué ou d’allergies envahissantes ? N’avons-nous jamais maugréé à l’encontre de ces pédiatres qui ne sont jamais préoccupés de palper ces touts petits bouts à la naissance afin de savoir s’ils étaient tendus, vrillés ou tordus ? N’avons-nous jamais jeté l’anathème contre ces mères qui avaient bien entendu parler d’ostéopathie mais qui, finalement ont renoncé car leur pédiatre n’était pas d’accord (ou le conjoint, ou le budget...) ? Soyons francs, lors de toutes les réunions, stages, congrès ou séminaires d’ostéopathes, ces râleries et regrets alimentent bien des conversations. Mais, regardons nous en face et posons nous la question : Que faisons-nous pour que cela change afin que plus jamais nous n’ayons à affronter ces corps tordus et chavirés, ces corps arrivés en fin de croissance avec des os durcis et fusionnés ? Si vous êtes de ceux qui préconisent 1 ou 2 séances pour un bébé nouveau-né, baissez la tête, les stylos vont voler... Combien de fois ai-je entendu parler de ce type de proposition thérapeutique rapporté par des parents d’enfants pré pubères affligés de tensions, de décalages et d’asymétries non résolus. « Oui, nous avions vu un ostéo à l’époque pour une séance (ou 2) et il nous a dit que tout allait bien, que c’était réglé. » Bien entendu les parents n’ont ni le recul ni l’expérience palpatoire ou visuelle pour apprécier si certaines tensions séquellaires persistent. Bien entendu, nous pouvons croire également que les géniteurs avaient désiré entendre à l’époque soit que tout allait bien, soit que tout serait réglé en 1 voire 2 séances. Promouvoir l’idée qu’en 1 ou 2 séances un corps de nouveau né est complètement équilibré est à mon sens tout aussi stupide que de dire que l’ostéopathie ne sert rien. (Et je pèse mes mots, même si je ne les mâche pas toujours...). En décembre 2006 un article réalisé avec ma collaboration est paru dans Santé Magazine. A la question posée par le journaliste Christine ANGIOLINI : « Combien de séances sont nécessaires pour libérer Bébé des contraintes de la naissance ? » Je suis sensé avoir répondu 2 ou 3 séances... Refermez la bouche... (Si quelque insecte aventureux passe par là...) A la question suivante (malheureusement non publiée) qui demandait : « Et combien de séances faut-il pour réparer les dégâts de l’intra utérin ? » J’ai répondu 2 ou 3 aussi mais, 2 ou 3... ANS. |