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Evolution et révolution (2/6)

    Nous sommes donc ici directement en rapport avec le titre choisi pour ce paragraphe : « Evolution et Révolution ».
    Comme je l'ai déjà évoqué dans Grossesse, hormones et ostéopathie, il convient de distinguer essentiellement deux types de traumatismes, deux types d'impacts lorsque nous examinons et palpons le crâne (et le corps tout entier...) d'un nouveau-né :

    1) Les traumatismes en rapport avec la naissance :
    Chevauchements des os du crâne, dérangement du puzzle crânien, impactions de la base, compressions au niveau des sutures, cisaillements du thorax, spasmes du diaphragme, et autres dérangements de l'axe vertébral et du sacrum.
    Tous ces incidents sont à rapporter bien entendu à une étroitesse des voies maternelles de passage, à un défaut d'axe d'engagement (souvent lié à la péridurale à voir 4e partie chapitre 3 dans Grossesse, hormones et ostéopathie) ou, à des situations de blocage ayant nécessité une instrumentation de type cuillères, forceps ou ventouses. Au sujet de ce dernier point (l'instrumentation obstétricale), il faut à mon sens, se garder de condamner systématiquement l'usage de forceps ou de ventouses, usage qui vient souvent sauver la vie de l'enfant (et peut-être celle de la mère), tout comme il convient de constater et de bien prendre conscience que la situation de blocage en compression excessive est fréquemment plus pénalisante pour l'axe vertébral, le crâne et l'équilibre des méninges, que l'instrumentation elle-même ; même si cette dernière peut laisser des traces visibles sur la peau de l'enfant, hématomes ou écorchures. Il conviendra bien entendu de destresser et de désaturer les zones saisies par l'instrumentation, serrage latéral pour les forceps ou aspiration au sommet pour les ventouses, avec décalage entre la voûte crânienne et la base.
    Le bilan de toutes ces lésions et les réajustements (S'ils sont correctement effectués en ultra douceur et progressivité) qui en découleront, constitueront une véritable « Révolution » pour les bébés et viendront les soulager de toutes ces tensions souffrantes, susceptibles d'engendrer des pleurs incompréhensibles et tellement difficiles émotionnellement pour les parents (Aah ces bébés secoués...). Nos manœuvres et nos soins libéreront ces petits organismes de tout ce qui aurait pu provoquer des nuits, des semaines, des mois (voire des années) de sommeil tourmenté et agité. Ces corrections réajusteront également ces berges osseuses qui constituent d'étroits défilés où passent les nerfs indispensables au bon fonctionnement de la digestion, des poumons ou des muqueuses (du nez, de la gorge, des sinus ou des oreilles).
    Nous sommes donc, dans ce que j'appelle un travail de « Révolution » car en 1, 2, 3 ou 4 séances, l'essentiel de l'équilibration et des corrections corporelles est obtenu. De fait un grand apaisement des nouveaux-nés s'en suit.
    Les plus perspicaces d'entre vous auront constaté que je n'ai pas parlé ici du torticolis congénital, c'est bien entendu une omission volontaire (ou une exclusion) car il n'y a rien de plus « piégeux » (trompeur ou équivoque) que le sacro-saint diagnostic de torticolis congénital. Ce syndrome me rappelle cet avertissement qu'on peut encore voir à certains passages à niveaux : « Attention un train peut en cacher un autre ». De façon succincte, nous pouvons considérer effectivement que lorsque le torticolis n'a été créé que par l'impact des incidents de naissance et notamment par les contractions et les poussées incontrôlées et excessives de l'utérus maternel, la plupart des ostéopathes (qui sont des gens doux et ultras patients faut-il le rappeler) le corrigeront très bien, surtout s'ils s'intéressent à la globalité du corps, à l'équilibre des méninges (dure-mère) et à la relation crâne-thorax-sacrum, mais, mais, mais...il y a cette 2ème possibilité.

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