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Morphopsychologie et corporalité (2/11)

    Par exemple, les morphopsychologues distinguent trois parties dans un visage :
  • - La partie haute : cheveux, front, sourcils et la moitié supérieure des yeux. Les yeux en sont l'appareil récepteur. C'est "l'étage cérébral".

  • - La partie moyenne du visage, avec le nez comme récepteur, elle est en étroite relation avec les sentiments et les émotions. On l'appelle "l'étage affectif". Elle correspond dans l'expression du reste du corps avec "l'étage thoracique".

  • - La partie basse du visage avec la bouche comme récepteur, on l'appelle "l'étage instinctif-actif. " Il est mis en correspondance avec la partie sous-diaphragmatique du corps (nutrition, excrétion et sexualité).
    Les quatre lois de la morphopsychologie sont : la loi de dilatation/rétraction, la loi de tonicité, la loi d'équilibre et d'harmonie et celle de mouvement et d'évolution.
    La loi de dilatation/rétraction explique que quand nous sommes heureux, comme les végétaux par exemple, nous allons croître, nous dilater et occuper l'espace de la façon qui nous est utile et nécessaire.
    Par contre, lorsque nous sommes inquiets, nous allons avoir tendance à nous refermer, à nous rétracter.
    C'est ainsi qu'on peut repérer dans un visage les parties creuses ou bombées, mais plus globalement, certains visages seront à considérer dans leur forme générale dilatée ou rétractée.
    Le maximum de dilatation sera observé chez un bébé bien portant et bien né par exemple. Lorsqu'un nouveau-né a été "porté" dans de bonnes conditions, que sa naissance s'est bien passée, qu'il a été bien accueilli et nourri avec affection, la forme de sa tête est celle d'une boule bien ronde. Dans la dilatation, on a l'impression que l'énergie pléthorique repousse les parois du crâne et les contours de la face vers l'extérieur. De même, les récepteurs – yeux, narines, bouche - n'ayant rien à craindre de l'extérieur, dont ils n'ont perçu aucune menace, sont grand ouverts. Cette ouverture primaire des récepteurs est à associer avec une capacité primaire d'ouverture psychologique, une abondance de vitalité et une facilité d'échange [1].
    Á l'autre extrême, comme forme typique de rétraction, nous pouvons considérer le vieil homme en fin de vie, c'est la rétraction qui lui permet de survivre à l'économie. Son visage est tout recroquevillé, fermé, l'ossature est saillante. On a l'impression qu'elle seule apparaît dans ce corps qui a perdu sa musculature et sa vigueur. Ce sont les creux qui dominent.
    Cependant, tout au long de la vie en général, le capital d'énergie du rétracté est mieux géré que celui du dilaté ; ce qui explique, que les rétractés vivent plus longtemps en moyenne que les dilatés, qui ont tendance à profiter à l'excès des choses de la vie. Les rétractés sont par nature prudents et s'écoutent toujours. La "vigilance" est un paramètre comportementaliste qui est associé à la dualité dilatation/rétraction.
    Ainsi que l'exemple précédemment choisi l'indique, il n'est pas question dans le mode d'observation morphopsychologique d'établir une quelconque hiérarchie de l'une ou l'autre des deux caractéristiques, dilatation ou rétraction, mais seulement de jauger avantages ou inconvénients qui s'y associent. Par ailleurs, nous pouvons prendre conscience que la majorité d'entre nous se situe quelque part entre les deux pôles extrêmes que représentent dilatation et rétraction.
    Dans la loi de dilatation/rétraction, un autre paramètre important est celui de "la sensibilité". La sensibilité est liée à la notion de rétraction, il s'agit d'une sensibilité de défense qui semble prévenir les dangers. Il y a rétraction du cadre du visage mais aussi des récepteurs. D'autres dimensions s'attachent à cette loi, mais ne pouvant me permettre d'être exhaustif, je n'en expose qu'un résumé significatif et utile pour la cohérence de cet ouvrage.

  • [1] Je désire croire que les ostéopathes qui liront cet ouvrage ne manqueront certainement pas de soupirer d'aise en considérant ces quelques lignes consacrés aux bébés.

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